
CAP A GAUCHE
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..."Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience"... Jean JAURES
Certains ont salué avec ironie le virage à gauche de Sarkozy lors de la débâcle économique issue de la crise financière. hélas, d’autres y ont cru et sarko a
regagné quelques points dans les sondages…
Normal, le président hyperactif sait tirer les enseignements de crise, il n’est pas bloqué par des postures doctrinales, lui…
Et le Sarko nouveau est arrivé : il est de gauche, en lutte contre les banquiers et au coté des travailleurs.. Lesquels pourront d’ailleurs rester travailleurs jusqu’à 70 ans (si les entreprises
ne les virent pas à 55 ans comme c’est l’habitude…) et ensuite cumuler retraite et petits jobs…Elle est pas belle la vie?
Pour autant, le vrai Sarko est toujours là et ceux qui ne le regardent qu’au travers de ses discours à l’idéologie
adaptée à son auditoire du moment feraient mieux d’avoir un peu plus de mémoire et de lucidité.
Car Sarkozy ne perd pas ses repères qui sont de droite, toujours de droite, et pas la plus inoffensive. La preuve, le Nouvel Obs révèle que le président a entamé les “premières manœuvres de
séduction à l’approche de la campagne pour les élections européennes du 7 juin 2009“, en rencontrant très discrètement Philippe de Villiers le président du Mouvement pour la France
(MPF),
Le Monde, lui, annonce que Philippe de Villiers, a été reçu dans la plus “grande discrétion” lundi dernier à l’Élysée par le président.
Interrogé sur cet entretien, l’Elysée a indiqué qu’il ne faisait pas partie de l’agenda officiel du président, sans démentir cependant qu’il ait eu lieu.
Une manœuvres de séduction dictée par la raison et la stratégie politique : le parti présidentiel craindrait que le mouvement du leader souverainiste lui fasse de la concurrence, et espère que Philippe De Villiers “renoncera à se présenter dans les régions où il n’est certain d’avoir des élus, comme en Ile-de-France“.
Le service de presse de Philippe de Villiers a précisé à l’AFP que l’entretien avait porté sur différents sujets nationaux et internationaux, et pas spécifiquement sur les élections européennes de juin 2009.
Mais le rapprochement est patent : mardi dernier, Philippe de Villiers avait salué les mesures de lutte contre le
chômage annoncées à Rethel (Ardennes) par Nicolas Sarkozy, tout en lui demandant d’exiger de Bruxelles de protéger les emplois.
Quelques jours avant (le 23 octobre), le souverainiste avait félicité la décision du chef de l’État de créer un fonds d’investissement souverain à la française, pour soutenir les entreprises
stratégiques en difficulté.
Petit rappel : En 1999, la liste conduite par Nicolas Sarkozy avait pris une belle raclée aux élections européennes en ne rassemblant que 12,8% des suffrages contre 13,1% à la faveur de celle conduite par Philippe de Villiers.
Ca vaut le coup de convier De Villiers à discuter en douce tandis que l’on berne le contribuable en distribuant aux banques des milliards qu’on a pas en tenant des discours gauchisants en direction des travailleurs qu’on s’apprète à enchaîner à leur machine jusqu’à la nuit des temps…
Alain Renaldini| Septembre 2010 | ||||||||||
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