
CAP A GAUCHE
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..."Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience"... Jean JAURES
Jeudi, octobre 23,
2008, 16:47PORTET-SUR-GARONNE, 22 octobre 2008 (AFP) - Martine Aubry a défendu mercredi sur une terre réputée acquise à Bertrand Delanoë, à Portet-sur-Garonne près de Toulouse, le choix d’”une
ligne de gauche” au congrès PS de Reims à la mi-novembre, se gardant d’attaquer le maire de Paris.
Cette fédération, l’une des dix plus importantes de France avec 6.400 adhérents inscrits pour le vote sur les motions du congrès le 6 novembre, semblait promise il
y a quelques mois encore à Bertrand Delanoë, d’autant que le maire de Toulouse, Pierre Cohen, a pris parti pour lui.
Pourtant, Martine Aubry a reçu l’appui de la moitié des huit députés (tous socialistes) du département, contre trois à M. Delanoë et une à Ségolène Royal, ou encore du secrétaire de la section
socialiste de Cintegabelle, dont M. Jospin, ex-député de Haute-Garonne, fut le conseiller général. Mais M. Delanoë domine parmi les élus du Conseil général.
L’ex-numéro 2 du gouvernement Jospin, qui brigue la succession de François Hollande à la tête du PS, a refusé de se considérer en “terre de mission”. “Il n’y a que des terres de convictions”,
a-t-elle dit. Mme Aubry a fait applaudir Pierre Cohen, évoquant des souvenirs de champagne bu au soir de sa victoire et de celle d’Adeline Hazan à Reims aux municipales de mars dernier.
Là même où, le 23 novembre 2004, elle avait critiqué sévèrement Laurent Fabius, sans le nommer, et ses arguments pour le non au référendum concernant le traité constitutionnel européen, Martine
Aubry a affirmé que les socialistes étaient “tous européens, tous réformistes”. “La différence (avec les autres motions, ndlr) se fait sur le volontarisme à changer les choses”, a-t-elle
jugé.
Mme Aubry est revenue sur ses alliances pour le congrès (strauss-kahniens, fabiusiens, pro-Montebourg). “Cela fait dix mois que nous travaillons ensemble. Je voulais m’assurer que nous pensions
la même chose. Ce qui nous réunit, c’est de jouer collectif, autour d’une ligne de gauche où la question sociale est au coeur des choses (…), avec un volontarisme de transformation de la
société”, a-t-elle affirmé.
“On est encore prêts à s’ouvrir, la table est large. Mais sur une ligne de gauche”, a-t-elle ajouté.
L’ancien ministe a souhaité que “le Parti socialiste soit capable de changer, et d’abord de retrouver le fonctionnement normal d’un parti (…)”. “Je ne crois pas au truc pyramidal où il y en a un
qui décide et les autres qui obéissent”, a-t-elle lancé.
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