Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 17:53

Actualités : Edito: révision de la constitution

le 30/5/2008 10:29:57

A mi-parcours de la discussion parlementaire sur la révision de la Constitution, le groupe socialiste a décidé que son vote à l'issue de la première lecture sera négatif...

Ce choix me satisfait car il est celui de la cohérence. Nicolas Sarkozy veut pouvoir s'exprimer devant le parlement, institutionnalisant ainsi sa position dominante dans l'exécutif. Les députés de droite ont voté lundi soir cette disposition. Elle est sans contre-partie, puisque le chef de l'Etat conserve le droit de dissolution sans risquer lui-même d'être renversé par une motion de censure des députés. En l'état, la révision constitutionnelle aggrave donc le déséquilibre de la Ve République: dans le couple exécutif, celui qui étend son pouvoir restera politiquement irresponsable, et celui qui est politiquement responsable ne conduira plus l'action dont il doit répondre. Un premier ministre affaibli, un parlement infantilisé, réduit à écouter en silence la parole présidentielle, cette configuration n'a d'équivalent dans aucun pays démocratique. La majorité cependant ne trouve rien à redire à cette inquiétante dérive. Par ailleurs, le gouvernement nous refuse toutes les garanties que nous demandons, sur les modes de scrutin, sur la limitation du cumul des mandats – le cumul a même été rétabli, en séance, pour les ministres! -, sur le droit de vote des étrangers, sur la réforme du Sénat et le pluralisme dans l'audiovisuel. Son attitude de crispation et de fermeture ne va pas dans le sens du consensus ni même du compromis. A nos interrogations fondamentales, inspirées du souci d'améliorer la responsabilité de l'exécutif, la représentativité du parlement, et la transparence de nos institutions, la réponse unique est négative. S'il en est ainsi, notre vote aussi sera négatif.

                                           ***************

EDITO de Marcel Rogement, député de Rennes Montfort. Vous pouvez vous rendre sur son site : http://www.marcelrogemont.net/

                                                  ***************


 

QUESTION D’ACTUALITE AU GOUVERNEMENT : LE SERVICE MINIMUM DANS LES ECOLES LE 20.05.08

 

Vous avez, monsieur le Premier ministre, un problème avec les enseignants, et ce problème menace d’être durable. Idéologiquement, vous annoncez le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce qui a pour conséquence, dans l’éducation nationale, la suppression de 11 200 postes cette année, de 15 000 à 20 000 l’an prochain, et ainsi de suite au cours des années suivantes. Les propos de M. Darcos selon lesquels la quantité de professeurs ne fait la qualité de l’enseignement sont un peu courts pour expliquer un tel projet.

 

Face à ce rapport de force, vous détournez l’attention des Français en lançant l’idée d’un service minimum dans les écoles afin que le mécontentement des parents d’élèves se tourne vers les communes.

 

Ce n’est pas correct d’autant que votre ministre de l’éducation nationale annonce que le service minimum marcherait mais que les vilains socialistes n’en veulent pas et préfèrent que les enfants restent dans la rue. Le problème, c’est qu’il n’y a guère que 2 000 communes à avoir organisé un tel service. Le reste des communes seraient-elles toutes de gauche ? Non, et ce ne sont que des mensonges. En réalité, l’immense majorité des communes de droite, comme l’immense majorité des communes de gauche, ne veulent pas organiser un tel service – le président de l’Association des maires de France vient de vous le rappeler –, et il y a de multiples raisons.

 

En premier lieu, les communes ne sont pas les soutiers du Gouvernement. Il n’y a pas, d’un côté, ceux qui font des annonces en paradant devant les caméras et, de l’autre, les collectivités locales, qui doivent les organiser et les financer, surtout si, ensuite, vous les accusez de creuser le déficit public de la France.

 

Par ailleurs, la libre administration des collectivités territoriales doit être respectée. À l’État, ses responsabilités, l’éducation nationale et les conséquences en cas de grève. Aux communes, les leurs. Elles ont suffisamment à faire avec leur personnel pour ne pas s’occuper de celui des autres.

 

Ma question est la suivante : quand allez-vous arrêter de faire des annonces devant les caméras et d’en imposer ensuite l’organisation et le financement total ou partiel aux collectivités locales comme vous le faites aujourd’hui avec le service minimum ?

 

Vous aurez compris que les communes, très largement, vous disent leur désaccord : si vous voulez un service minimum, prenez vos responsabilités et organisez-le vous-même !

 




 

Par Patrick LEBORGNE - Publié dans : capagauche35 - Communauté : VIVRE ENSEMBLE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Présentation

Recommander

Texte libre

CULTURE

Merci de consulter le site suivant et n'hésiter à prendre contact avec l'artiste.

 http://slian.free.fr/

 

 

Recherche

Images aléatoires

  • hpim2031.jpg
  • HPIM3920.JPG
  • hpim2141.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés